L'aéroport de Ryad reste fermé après deux attaques meurtrières

Par Reuters News

- Les autorités saoudiennes ont prolongé lundi la fermeture de l'aéroport international de Ryad, capitale de l'Arabie saoudite, après que ce dernier a été la cible de deux attaques meurtrières dont une samedi, revendiqué par les Houthis, qui a fait 13 morts et plus de 300 blessés.

Cette attaque a entraîné la décision de fermer l'aéroport dimanche, jour où, selon les termes de la coalition dirigée par l'Arabie saoudite au Yémen, un "projectile non identifié" lancé contre le terminal 4 a fait un mort et onze blessés.

Les opérations à l'aéroport, le deuxième du pays en termes de fréquentation après celui de Djeddah, ont été suspendues afin de "permettre l'achèvement des procédures visant à garantir la sécurité et la disponibilité opérationnelle des installations de l'aéroport", déclare dans un communiqué l'autorité saoudienne de l'aviation civile.

La compagnie aérienne allemande Lufthansa LHAG.DE a annulé tous ses vols à destination de Riyad jusqu'au 16 octobre, tandis qu’Air France-KLM AIRF.PA a prolongé jusqu'à la fin du mois la suspension de ses liaisons vers et depuis la capitale saoudienne.

La compagnie Etihad Airways, basée à Abou Dhabi, a également prolongé ses annulations de vols vers l'Arabie saoudite, affectant une vingtaine de vols à destination de Ryad, Djeddah et Dammam lundi et mardi.

Ces attaques perturbent le congrès énergétique du World Petroleum Council qui a commencé dimanche à Ryad, avec notamment la décision de la directrice générale de BP BP.L Meg O'Neill d'annuler sa venue.

L'Arabie saoudite a renforcé son engagement militaire au Yémen ces dernières semaines, menant des frappes contre les Houthis et soutenant une contre-offensive des forces gouvernementales après que le groupe s'est emparé le mois dernier de secteurs stratégiques le long de la côte de la mer Rouge.

Les Houthis, les rebelles proches de l'Iran qui contrôlent une bonne partie du Yémen dont la capitale Sanaa, ont dit que toute nouvelle action militaire saoudienne au Yémen entraînerait une riposte de plus grande ampleur, ajoutant que ses actions seraient guidées par le principe de réciprocité.

Les Houthis résistent depuis 2014 à une coalition mise sur pied par l'Arabie saoudite, en s'appuyant sur un arsenal de drones et missiles balistiques constitué avec l'aide de Téhéran.

Les combats font rage depuis des semaines sur plusieurs fronts au Yémen, alors que la guerre civile, globalement latente depuis 2022, a regagné en intensité avec le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran.

Fin septembre, le ministère des Finances saoudien a déclaré que le produit intérieur brut (PIB) du royaume devrait se contracter de 3,6% cette année, en raison notamment des perturbations provoquées sur son activité pétrolière par la guerre entre les Etats-Unis et l'Iran et par le conflit contre les Houthis.

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