Wells Fargo, Intuit et d'autres s'opposent à la tokenisation de leurs actions – document réglementaire
par Hannah Lang
WASHINGTON, 23 octobre (Reuters) - Six autres entreprises, dont Wells Fargo WFC.N, Arm Holdings et Intuit INTU.O, refuseront que leurs actions soient « tokenisées » sur une plateforme de transactions commune soutenue par la crypto-bourse OKX et Intercontinental Exchange ICE.N, selon un document réglementaire consulté par Reuters.
Ces nouvelles objections, qui n’avaient pas été rapportées auparavant, soulignent les défis croissants liés à la tokenisation, c’est-à-dire la création de jetons numériques représentant une action et pouvant être négociés sur une blockchain à l’instar des cryptomonnaies, et ce malgré l’approbation récente de ces nouveaux produits par l’autorité américaine de régulation des marchés financiers.
Les porte-parole d’Arm et d’Intuit n’ont pas immédiatement réagi. Un porte-parole de Wells Fargo a refusé de commenter.
Le secteur des cryptomonnaies a déclaré que la tokenisation des actions pourrait révolutionner les marchés en permettant la négociation des actions 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, et leur règlement instantané. OKX et ICE avaient prévu de tokeniser 63 actions via leur coentreprise (link), baptisée OKXICE, mais se sont heurtés à des objections de la part des émetteurs.
OKX et ICE ont déposé une demande auprès de la Commission américaine des valeurs mobilières (SEC) au début du mois afin de lancer des actions tokenisées dans le cadre de la nouvelle « exemption pour l’innovation » de l’agence (link). Cette exemption permet aux plateformes facilitant la négociation d’actions tokenisées d’opérer sans se conformer à bon nombre des exigences applicables aux bourses traditionnelles.
En vertu de cette exemption, les plateformes sont tenues d’informer les entreprises avant de coter les versions tokenisées de leurs actions, et ne peuvent pas donner suite si l’émetteur s’y oppose.
Le nombre total d’entreprises ayant à ce jour émis des objections s’élève à 22, selon le document qui détaille les règles du projet OKXICE et recense les entreprises ayant formulé des objections.
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