EN DIRECT-France-Nouvelle journée de manifestations "à risque très élevé"

Par Reuters News

- Une nouvelle journée de manifestations contre la vie chère et pour l'amélioration des conditions d'étude des lycéens est prévue ce samedi en France dans un contexte de tensions après les scènes de violence qui ont marqué les mobilisations du 17 octobre, et dans une moindre mesure celles du 24 octobre.

Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a dit vendredi anticiper pour ce samedi en France un "risque très élevé de trouble à l'ordre public". Il a annoncé le déploiement de 70.000 membres des forces de l'ordre dans tout le pays, comme une semaine plus tôt.

Le 24 octobre, 410.000 personnes avaient manifesté dans toute la France, dont 110.000 à Paris, selon Beauvau, sans incident majeur une semaine après les violences et pillages qui avaient accompagné une première journée de mobilisation contre la vie chère et en soutien à la contestation lycéenne et étudiante le 17 octobre.

Ce samedi coïncidant avec la fête de Halloween, le ministre a rappelé que, concernant les déguisements, "depuis une loi de 2019 le fait de se dissimuler le visage dans une manifestation au cours de laquelle sont commis les troubles à l'ordre public ou au cours de laquelle on a de bonnes raisons de penser que des troubles à l'ordre public seront commis constitue un délit".


PRINCIPAUX DÉVELOPPEMENTS:


08h45 - "Le Conseil d'État valide la stratégie de désorganisation du ministère de l'Intérieur et de la préfecture de police", déclare sur BFMTV Adèle Tellez, co-secrétaire de la CGT Paris.

"Il nous semble que c'est très inquiétant (...) Il est évident qu'en annonçant ce matin que le départ sera Porte de Bagnolet, le départ imposé, de nombreux manifestants ne seront pas au courant d'ici cet après-midi et se rendront à Bastille. Ceci va totalement désorganisé la journée", ajoute-t-elle.


08h30 - Le Conseil d'État annule la décision du tribunal administratif autorisant le parcours à Paris entre Bastille et Nation et se range du côté de celui imposé par la préfecture de police, entre la porte de Bagnolet et la porte de Charenton, selon plusieurs médias.